Gendarmes Et Citoyens

Créé le 1er avril 2007
 
AccueilPortailCarteQui est quoi ?CalendrierFAQRechercherMembresGroupesConnexionS'enregistrerMentions légalesLiens

Partagez | 
 

 SUICIDES ? PARLONS- EN !

Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3 ... 5, 6, 7 ... 11, 12, 13  Suivant
AuteurMessage
Invité
Invité



MessageSujet: SUICIDES ? PARLONS- EN !   Mer 19 Aoû 2009 - 8:39

Rappel du premier message :

Ce sujet est des plus récurrent au sein des forces de l'ordre, bien qu'aucun battage médiatique n'en soit fait comme pour "FRANCE-TELECOM"...

Alors rompons le silence, parlons-en ouvertement et tentons d'inverser cette triste tendance en tendant l'oreille puis la main à tous ceux qui souffrent, dépriment et dépérissent en songeant à cette issue comme seule voie de soulagement...

http://gendarmes-en-colere.1fr1.net/t26583-vous-allez-mal-parlons-en#524852

Je modifie donc ce jour (24 août 2012), le premier post de ce sujet ancien, pour qu'il serve de lieu d'échanges et de débats "parallèle" au sujet " VOUS ALLEZ MAL ? PARLONS-EN ! ", sujet uniquement dédié quand à lui, à l'aide que nous pouvons apporter à celles et ceux qui en ont besoin.

Merci à vous, pour elles, pour eux.




====================================================================

J'avais écrit le 19 août 2009 : .....

Nous voyons actuellement Madame la garde des sceaux, s'émouvoir des quelques 80 suicides constatés en milieu carcéral cette année...

Combien de Gendarmes et de policiers se sont-ils donnés la mort dans le même temps, sans que personne au gouvernement ne s'en émeuve ?


Sans vouloir minimiser les drames vécus par les familles de détenus face à de tels gestes, car comme déjà dit, rien ne devrait justifier d'en arriver à de telles extrémités, il est quand même incroyable que ces mêmes situations subies au sein même de la fonction publique, ne motivent aucune réaction de nos dirigeants.

C'était juste mon petit coup de blues de ce matin. Bonne journée quand même.


Dernière édition par D'Artagnan Berrichon le Ven 24 Aoû 2012 - 15:41, édité 5 fois
Revenir en haut Aller en bas

AuteurMessage
moulinier
3 étoiles
3 étoiles


Nombre de messages : 1276
Age : 70
Localisation : guilherand granges 07
Emploi : retraité et grand père trois fois
Date d'inscription : 26/05/2008

MessageSujet: SUICIDE   Mer 16 Sep 2009 - 15:43

Bonjour,
Attention a ce qui a été dit. Nous avons perdu un officier général dernièrement. C'est aussi un homme avec sa sensibilité et l'amour de sa famille et de son métier. Simplement un peu de prudence et de décence dans les propos.

Militaire, ne veut pas dire sur-homme. Détrompons nous.
Militaire, ne veut pas dire tout supporter, et surtout l'injustice et l'inhumanité. Sinon, il faut façonner, puis lobotomiser le personnel. Et le labéliser A;b;c; comme le meilleur des monde de Huxley.
Les grandes entreprises avec à la tête, un individu labelisé, logiciélisé, qui n'aime que lui, sans réaction face aux attaques personnelles car on leur appris à évacuer. On leur dit que pour eux, deux choses comptent, leur carrière et leurs profits, même pas leur famille car ils ont souvent une vie décousue. Les pauvres !
Ils ont cru aussi que l'on pouvait mettre au rang de figurants les employés. Et Bien non ! celà ne marche pas....


Il faut redonner sa place à l'humain, sinon la planète va finir par exploser
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://moulinier.guy@wanadoo.fr
Invité
Invité



MessageSujet: Re: SUICIDES ? PARLONS- EN !   Mer 16 Sep 2009 - 23:02

Quand les patrons, qu'ils soient du secteur civil ou du notre, se déchargent en déclarant que les actes "désespérés" enregistrés chez leurs personnels, ne sont pas forcément à mettre au crédit du métier, je les renvoie à cette lecture : ..................................................................................................

La gestion du personnel à l'épreuve des suicides

REUTERS | 15.09.2009 | 23:49
Par Elizabeth Pineau

PARIS (Reuters) - Un suicide reste mystérieux, mais se donner la mort sur son lieu de travail oblige à réfléchir sur certaines techniques de gestion du personnel dans une société très individualiste, estiment des spécialistes.

Pour y faire face, il convient selon eux de couper court à toute forme d'humiliation dans l'entreprise, où les salariés doivent retrouver des sentiments tels que la sécurité, la justice, la reconnaissance et le plaisir de travailler.

L'émotion suscitée par la vague de suicides à France Télécom, où 23 personnes se sont données la mort depuis début 2008, interpelle l'ensemble des salariés.

Pour le psychanalyste Samuel Lepastier, choisir de mourir sur son lieu de travail envoie un signe clair à l'entreprise, même si le salarié a des problèmes par ailleurs.

"L'entourage se sent toujours visé par un suicide. Se suicider au travail, c'est désigner le travail comme coupable. Avec ce bémol : des personnes ont tendance à projeter au travail des difficultés d'ordre interne", explique-t-il.
Quel est le pourcentage chez nous, outre le fait qu'on vive en caserne, des suicides accomplis dans les locaux de service ? Et bien j'ai le regret de vous dire, qu'ils sont très largement majoritaires...

Quand une vague de suicides se produit dans une entreprise, les désespérés "expriment de façon extrême un sentiment porté par tous", souligne le thérapeute.
Et c'est là qu'on peut déplorer l'absence quasi totale de soutien psychologique pour les collègues qui restent, et qui inconsciemment s'identifient à leur malheureux camarade, et culpabilisent souvent de surcroît...

"Il n'y a pas d'étanchéité entre vie au travail et vie personnelle, il y a une porosité entre les deux", a estimé sur France Inter la sociologue Monique Crinon.
Même si certains suicides trouvent effectivement leur origine ailleurs que dans le métier, que la hiérarchie se retranche derrière cette justification relève de haute hypocrisie. En effet, nous vivons en tant que Gendarmes, en permanence sur le lieu de notre emploi... Ça, même les militaires ne sont pas confrontés à ce cadre de vie "obligatoire" par nécessité absolue de service...

La consultante, qui a effectué une mission à France Télécom, y décrit une gestion du personnel incompréhensible et déshumanisée. "Le poste vaut plus que celui qui l'occupe, et ce dernier perd de sa valeur", note-t-elle. "Les salariés nous disent 'nous n'acceptons pas que notre travail soit vidé de son sens, nous n'acceptons pas d'être des pions'".
Qui parmi nous, n'a jamais eu l'impression de remplir des missions totalement "inutiles", "débiles", pour ne pas dire "dégradantes" ? Et si nous avons le toupet d'en faire la remarque au résultat, il nous est fréquemment rétorqué que nous ne savons pas tout, et que nous sommes là pour exécuter, point barre !

Pourtant, les nouvelles méthodes de commandement prônaient il n'y a pas si longtemps, "d'emporter l'adhésion de ses subalternes en les impliquant dans la recherche du but à atteindre"... Mais il faut reconnaître que souvent, il n'y a aucun but à certaines missions, si ce n'est l'opportunité de "taxer" le citoyen au premier faux pas...

"TENIR UN 100 MÈTRES SUR 10 KILOMÈTRES"

Pour Joseph Thouvenel, secrétaire général adjoint de la CFTC, la sonnette d'alarme est tirée depuis longtemps dans un monde de l'entreprise obsédé par la performance. "On demande de plus en plus aux salariés de courir un 100 mètres et de le tenir sur 10 kilomètres, ce n'est tout simplement pas possible", a-t-il dit à Reuters.
Non, ce n'est pas impossible, puisqu'on arrive encore à nous faire faire plus avec moins... Mais pour combien de temps encore ? ? ?

"Dans les séries télévisées, les jeux de téléréalité, le but c'est d'éliminer les autres", fait-il remarquer. "Le message c'est : 'soyez le meilleur et le meilleur, c'est celui qui écrase les autres'".
Il a dit ça assez gentiment ! Chez nous, et personne ne peut réellement me contredire, c'est "le premier qui bande qui encule l'autre ! " Et ça, ça m'a été dit alors que je n'avais pas 8 jours de Brigade... Ça me rajeunit pas tout ça... Mais il s'agissait alors plus d'une maxime qui visait à vous mettre en garde, et à dénoncer ceux qui avaient pris le parti de se distinguer bassement, étant incapables de briller par leur valeur intrinsèque...
Aujourd'hui, faut vraiment faire gaffe et se méfier de tout le monde, en ramassant le stylo qu'on a laissé tomber...

Joseph Thouvenel reproche aux entreprises d'utiliser un vocabulaire guerrier, mais en oubliant l'entraide indispensable à la victoire d'une armée.
C'est marrant, on parle "d'armée" pour illustrer ce que devrait être l'entraide et la solidarité, valeurs indispensables dans l'esprit populaire, pour accéder à une victoire...
Mais mon brave Monsieur, avec leur PAGRE, l'entraide, la solidarité, la cohésion et l'unité sont des valeurs devenues aussi rares qu'un jeune qui se lève dans le métro pour laisser sa place à une vieille dame...
Et le panier est rempli de crabes en rut, si vous voyez ce que je veux dire...


"Il faut aller au combat, l'ennemi c'est l'entreprise d'à côté, il faut prendre des parts de marché comme on prendrait une colline, et derrière ils sont incapables d'assurer une solidarité les uns avec les autres", dit-il. "Chacun sait que quand il aura son moment de faiblesse, on l'écrasera".
Encore un sentiment que nous avons tous ressenti le jour où, alors que nous avions toujours satisfait nos Chefs par notre travail et nos résultats, nous avons oublié un compte-rendu, froissé un pare-chocs en rentrant le vl au garage, ou perdu un téléphone portable... Là on se rend compte que pour eux, punir est tout aussi valorisant et significatif pour leur carrière, que des bons résultats qui seraient dus à leur valeur d'Officier... Certains (je dis bien "CERTAINS", ne faisant pas là une généralité) étant bien incapables de briller par leur réelle valeur, n'hésitent pas à se distinguer par ce biais. Dites moi seulement que j'ai tort et que personne n'en a été témoin...

Pour Samuel Lepastier, améliorer la prévention en augmentant le nombre de médecins du travail par exemple ne saurait suffire.
Au point où l'on en est, cela reviendrait à passer de la pommade sur une fracture ouverte !

"Il faut donner un sens au travail", dit-il, "que les salariés aient plaisir à travailler et un minimum de reconnaissance dans leur dignité d'êtres vivants, pas uniquement comme unités de production"
Bon, les quotas, les chiffres et statistiques, on en a déjà parlé dans d'autres sujets... Mais il faut quand même faire plus avec moins, et côté production, on finit par s'épuiser un peu à la longue...

Les techniques de gestion de personnel en flux tendu doublées de menaces de restructurations ou de déplacements sont à ses yeux vouées à l'échec.
Non non, chez nous on ne parle pas de restructurations ou de déplacements, mais seulement de réajustements... même si on ferme des brigades, le personnel n'est pas déplacé, seulement redistribué, un peu comme des jetons ou des pions...

"On pense que les gens qui ont peur de perdre leur poste vont travailler davantage. C'est une erreur : ils vont peut-être mécaniquement augmenter la production, mais ils perdront leur initiative et leur créativité", dit le psychanalyste.
Avec l'instauration des communautés de Brigades, outre le fait qu'on a abandonné la connaissance du terrain et de la population, les Gendarmes ont l'impression d'être utilisés, exploités, pressés comme des citrons, au bénéfice du "système" et de la Brigade "Mère".

Et à la Brigade "Mère", le personnel ressent quant à lui, une disparité de traitement, en constatant que leur CCB ne participe pas à l'activité qu'il leur commande, ne sort jamais la nuit, ne subi jamais les services
les plus pénibles, ne visite les figures locales que pour distiller les directives de la Compagnie, ou pour mettre en valeur les mesures qu'il a prises lui, occultant le fait que ce sont ses hommes qui vont au charbon, rien que par le fait qu'il est devenu ll'interlocuteur "privilégié" des élus et notables...

Certes, ils ne sont pas tous comme cela, du moins pour l'instant. Mais les Gradés qui commandaient avant des Brigades, savaient gérer leur "territoire" tout en participant aux missions, choses qu'un seul homme ne peut plus faire sur l'étendue des circonscriptions actuelles. Les anciens CB ne sont plus aujourd'hui que des "surveillants de dortoirs", dénués de toute latitude et quasiment "interdits d'initiatives"...


Un sentiment doit selon lui être banni : l'humiliation.

"On ne peut pas accepter que certains en profitent pour humilier leurs subordonnés", prévient-il, évoquant des "personnes très 'insécures' qui ont besoin de tyranniser leurs employés pour échapper à une détresse personnelle".
Je doute que la détresse personnelle soit à l'origine du comportement de nos les "tyrans", mais je n'ai certainement pas les compétences de Monsieur Samuel Lepastier...

Edité par Yves Clarisse





Revenir en haut Aller en bas
Komugi chan
Membre de l'équipe G&C
Membre de l'équipe G&C
avatar

Nombre de messages : 6162
Age : 66
Localisation : Deux Sevres
Emploi : Infirmière psy
Date d'inscription : 09/11/2007

MessageSujet: Re: SUICIDES ? PARLONS- EN !   Mer 16 Sep 2009 - 23:21

D'Artagnan Berrichon a écrit:
Quand les patrons, qu'ils soient du secteur civil ou du notre, se déchargent en déclarant que les actes "désespérés" enregistrés chez leurs personnels, ne sont pas forcément à mettre au crédit du métier, je les renvoie à cette lecture : ..................................................................................................

La gestion du personnel à l'épreuve des suicides

REUTERS | 15.09.2009 | 23:49
Par Elizabeth Pineau

PARIS (Reuters) - Un suicide reste mystérieux, mais se donner la mort sur son lieu de travail oblige à réfléchir sur certaines techniques de gestion du personnel dans une société très individualiste, estiment des spécialistes.

Pour y faire face, il convient selon eux de couper court à toute forme d'humiliation dans l'entreprise, où les salariés doivent retrouver des sentiments tels que la sécurité, la justice, la reconnaissance et le plaisir de travailler.

L'émotion suscitée par la vague de suicides à France Télécom, où 23 personnes se sont données la mort depuis début 2008, interpelle l'ensemble des salariés.

Pour le psychanalyste Samuel Lepastier, choisir de mourir sur son lieu de travail envoie un signe clair à l'entreprise, même si le salarié a des problèmes par ailleurs.

"L'entourage se sent toujours visé par un suicide. Se suicider au travail, c'est désigner le travail comme coupable. Avec ce bémol : des personnes ont tendance à projeter au travail des difficultés d'ordre interne", explique-t-il.
Quel est le pourcentage chez nous, outre le fait qu'on vive en caserne, des suicides accomplis dans les locaux de service ? Et bien j'ai le regret de vous dire, qu'ils sont très largement majoritaires...

Quand une vague de suicides se produit dans une entreprise, les désespérés "expriment de façon extrême un sentiment porté par tous", souligne le thérapeute.
Et c'est là qu'on peut déplorer l'absence quasi totale de soutien psychologique pour les collègues qui restent, et qui inconsciemment s'identifient à leur malheureux camarade, et culpabilisent souvent de surcroît...

"Il n'y a pas d'étanchéité entre vie au travail et vie personnelle, il y a une porosité entre les deux", a estimé sur France Inter la sociologue Monique Crinon.
Même si certains suicides trouvent effectivement leur origine ailleurs que dans le métier, que la hiérarchie se retranche derrière cette justification relève de haute hypocrisie. En effet, nous vivons en tant que Gendarmes, en permanence sur le lieu de notre emploi... Ça, même les militaires ne sont pas confrontés à ce cadre de vie "obligatoire" par nécessité absolue de service...

La consultante, qui a effectué une mission à France Télécom, y décrit une gestion du personnel incompréhensible et déshumanisée. "Le poste vaut plus que celui qui l'occupe, et ce dernier perd de sa valeur", note-t-elle. "Les salariés nous disent 'nous n'acceptons pas que notre travail soit vidé de son sens, nous n'acceptons pas d'être des pions'".
Qui parmi nous, n'a jamais eu l'impression de remplir des missions totalement "inutiles", "débiles", pour ne pas dire "dégradantes" ? Et si nous avons le toupet d'en faire la remarque au résultat, il nous est fréquemment rétorqué que nous ne savons pas tout, et que nous sommes là pour exécuter, point barre !

Pourtant, les nouvelles méthodes de commandement prônaient il n'y a pas si longtemps, "d'emporter l'adhésion de ses subalternes en les impliquant dans la recherche du but à atteindre"... Mais il faut reconnaître que souvent, il n'y a aucun but à certaines missions, si ce n'est l'opportunité de "taxer" le citoyen au premier faux pas...

"TENIR UN 100 MÈTRES SUR 10 KILOMÈTRES"

Pour Joseph Thouvenel, secrétaire général adjoint de la CFTC, la sonnette d'alarme est tirée depuis longtemps dans un monde de l'entreprise obsédé par la performance. "On demande de plus en plus aux salariés de courir un 100 mètres et de le tenir sur 10 kilomètres, ce n'est tout simplement pas possible", a-t-il dit à Reuters.
Non, ce n'est pas impossible, puisqu'on arrive encore à nous faire faire plus avec moins... Mais pour combien de temps encore ? ? ?

"Dans les séries télévisées, les jeux de téléréalité, le but c'est d'éliminer les autres", fait-il remarquer. "Le message c'est : 'soyez le meilleur et le meilleur, c'est celui qui écrase les autres'".
Il a dit ça assez gentiment ! Chez nous, et personne ne peut réellement me contredire, c'est "le premier qui bande qui encule l'autre ! " Et ça, ça m'a été dit alors que je n'avais pas 8 jours de Brigade... Ça me rajeunit pas tout ça... Mais il s'agissait alors plus d'une maxime qui visait à vous mettre en garde, et à dénoncer ceux qui avaient pris le parti de se distinguer bassement, étant incapables de briller par leur valeur intrinsèque...
Aujourd'hui, faut vraiment faire gaffe et se méfier de tout le monde, en ramassant le stylo qu'on a laissé tomber...

Joseph Thouvenel reproche aux entreprises d'utiliser un vocabulaire guerrier, mais en oubliant l'entraide indispensable à la victoire d'une armée.
C'est marrant, on parle "d'armée" pour illustrer ce que devrait être l'entraide et la solidarité, valeurs indispensables dans l'esprit populaire, pour accéder à une victoire...
Mais mon brave Monsieur, avec leur PAGRE, l'entraide, la solidarité, la cohésion et l'unité sont des valeurs devenues aussi rares qu'un jeune qui se lève dans le métro pour laisser sa place à une vieille dame...
Et le panier est rempli de crabes en rut, si vous voyez ce que je veux dire...


"Il faut aller au combat, l'ennemi c'est l'entreprise d'à côté, il faut prendre des parts de marché comme on prendrait une colline, et derrière ils sont incapables d'assurer une solidarité les uns avec les autres", dit-il. "Chacun sait que quand il aura son moment de faiblesse, on l'écrasera".
Encore un sentiment que nous avons tous ressenti le jour où, alors que nous avions toujours satisfait nos Chefs par notre travail et nos résultats, nous avons oublié un compte-rendu, froissé un pare-chocs en rentrant le vl au garage, ou perdu un téléphone portable... Là on se rend compte que pour eux, punir est tout aussi valorisant et significatif pour leur carrière, que des bons résultats qui seraient dus à leur valeur d'Officier... Certains (je dis bien "CERTAINS", ne faisant pas là une généralité) étant bien incapables de briller par leur réelle valeur, n'hésitent pas à se distinguer par ce biais. Dites moi seulement que j'ai tort et que personne n'en a été témoin...

Pour Samuel Lepastier, améliorer la prévention en augmentant le nombre de médecins du travail par exemple ne saurait suffire.
Au point où l'on en est, cela reviendrait à passer de la pommade sur une fracture ouverte !

"Il faut donner un sens au travail", dit-il, "que les salariés aient plaisir à travailler et un minimum de reconnaissance dans leur dignité d'êtres vivants, pas uniquement comme unités de production"
Bon, les quotas, les chiffres et statistiques, on en a déjà parlé dans d'autres sujets... Mais il faut quand même faire plus avec moins, et côté production, on finit par s'épuiser un peu à la longue...

Les techniques de gestion de personnel en flux tendu doublées de menaces de restructurations ou de déplacements sont à ses yeux vouées à l'échec.
Non non, chez nous on ne parle pas de restructurations ou de déplacements, mais seulement de réajustements... même si on ferme des brigades, le personnel n'est pas déplacé, seulement redistribué, un peu comme des jetons ou des pions...

"On pense que les gens qui ont peur de perdre leur poste vont travailler davantage. C'est une erreur : ils vont peut-être mécaniquement augmenter la production, mais ils perdront leur initiative et leur créativité", dit le psychanalyste.
Avec l'instauration des communautés de Brigades, outre le fait qu'on a abandonné la connaissance du terrain et de la population, les Gendarmes ont l'impression d'être utilisés, exploités, pressés comme des citrons, au bénéfice du "système" et de la Brigade "Mère".

Et à la Brigade "Mère", le personnel ressent quant à lui, une disparité de traitement, en constatant que leur CCB ne participe pas à l'activité qu'il leur commande, ne sort jamais la nuit, ne subi jamais les services
les plus pénibles, ne visite les figures locales que pour distiller les directives de la Compagnie, ou pour mettre en valeur les mesures qu'il a prises lui, occultant le fait que ce sont ses hommes qui vont au charbon, rien que par le fait qu'il est devenu ll'interlocuteur "privilégié" des élus et notables...

Certes, ils ne sont pas tous comme cela, du moins pour l'instant. Mais les Gradés qui commandaient avant des Brigades, savaient gérer leur "territoire" tout en participant aux missions, choses qu'un seul homme ne peut plus faire sur l'étendue des circonscriptions actuelles. Les anciens CB ne sont plus aujourd'hui que des "surveillants de dortoirs", dénués de toute latitude et quasiment "interdits d'initiatives"...


Un sentiment doit selon lui être banni : l'humiliation.

"On ne peut pas accepter que certains en profitent pour humilier leurs subordonnés", prévient-il, évoquant des "personnes très 'insécures' qui ont besoin de tyranniser leurs employés pour échapper à une détresse personnelle".
Je doute que la détresse personnelle soit à l'origine du comportement de nos les "tyrans", mais je n'ai certainement pas les compétences de Monsieur Samuel Lepastier...

Edité par Yves Clarisse

Quand je lis ça, j'ai l'impression d'avoir affaire à des méthodes sectaires. Il n'y a rien de démocratique là-dedans, je n'y vois que mépris de la personne, culpabilisation, infériorisation.
Pour les missions totalement "inutiles", "débiles", pour ne pas dire "dégradantes", ça me fait penser aux entrainements de la scientologie. Ils font beaucoup là-dedans.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
cti 41
4 étoiles
4 étoiles


Nombre de messages : 4550
Age : 71
Date d'inscription : 14/01/2008

MessageSujet: Re: SUICIDES ? PARLONS- EN !   Jeu 17 Sep 2009 - 0:07

Mon ami D'Artagnan il est instructif de te lire et en le faisant je repense à quelques unes de nos connaissances communes.
Dans ce métier il est tellement plus facile d'écraser son entourage pour se montrer à son avantage que de donner l'exemple et de s'élever au dessus de la mêlée par sa rigueur et son travail.
En attendant, à écraser les autres on en lamine quelques-uns jusqu'à les pousser au suicide, je ne dis pas que c'est le but recherché mais c'est quand-même le résultat obtenu.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Komugi chan
Membre de l'équipe G&C
Membre de l'équipe G&C
avatar

Nombre de messages : 6162
Age : 66
Localisation : Deux Sevres
Emploi : Infirmière psy
Date d'inscription : 09/11/2007

MessageSujet: Re: SUICIDES ? PARLONS- EN !   Jeu 17 Sep 2009 - 0:42

cti 41 a écrit:
En attendant, à écraser les autres on en lamine quelques-uns jusqu'à les pousser au suicide, je ne dis pas que c'est le but recherché mais c'est quand-même le résultat obtenu.

En raison de la gravité du résultat, il est urgent de remettre en question les méthodes qui les engendrent, et de les interdire. Elles sont incompatibles avec l'Etat de droit.
Pour ce qui est du but, dans la mesure où le suicide est l'aboutissement des modélisations de harcèlement moral enseignés aux DRH et médecins du travail, tu peux dire qu'il est également recherché par ceux qui élaborent ces modélisations, ceux qui les enseignent, et ceux qui les appliquent, qui les reproduisent sans cesse à l'identique avec des subordonnés successifs.

Il y a des lois contre ce genre de comportement.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
fresh
2 étoiles
2 étoiles
avatar

Nombre de messages : 159
Date d'inscription : 03/03/2009

MessageSujet: Re: SUICIDES ? PARLONS- EN !   Jeu 17 Sep 2009 - 4:31

Auteur de "Suicide et travail : que faire ?" (PUF, 2009), Christophe Dejours, psychanalyste, appelle à repenser le travail pour sortir des logiques gestionnaires qui détruisent le tissu socio-professionnel tout en faisant croire qu'elles traitent les problèmes des salariés.

Pourquoi parle-t-on plus aujourd'hui du suicide au travail ?

Christophe Dejours : Parce que les suicides sur les lieux de travail n'existaient pas avant. Ils sont apparus il y a une douzaine d'années, sans avoir été relayés. Le tournant s'est opéré en 2007, avec les cas de suicides chez Renault et Peugeot.
Les premiers suicides dont j'ai entendu parler constituaient pour moi une forme de décompensation psycho-pathologique parmi d'autres. C'est la répétition des choses qui est devenue hallucinante. Non seulement, il y avait un suicide sur les lieux de travail mais généralement il ne se passait rien après. Ces suicides au travail marquent incontestablement une sorte de bascule qui frappe le monde du travail.
Pour un suicide lié au travail combien de tentatives de suicide et de personnes internées en raison du travail ?

On ne peut pas le chiffrer car on n'a pas fait d'enquêtes épidémiologiques. Le ministère du travail fait la sourde oreille à mes demandes. Grâce à la commission mise en place par le gouvernement et dirigée par David Le Breton et dont je suis membre, nous avons réussi à obtenir que dans les statistiques sur les conditions de travail, il y ait désormais un item lié au suicide-travail. D'après une étude réalisée en 2005 en Basse-Normandie, on arrive à un taux de suicide, quand on l'extrapole à l'ensemble de la France, de 300-400 suicides par an. Mais le chiffre ne change rien.

Dans votre ouvrage, vous invalidez la défaillance individuelle comme seule raison du suicide...

Il y a des cas de suicides que l'on ne peut imputer à des difficultés dans l'espace privé : troubles névrotiques, psychotiques, dépressifs, des symptômes précurseurs, ni à un terrain de vulnérabilité particulière. C'est même là aussi une bascule pour la psychopathologie générale.
Ce qui est surprenant c'est que nous avons des personnes qui vont très bien et qui se suicident. On ne peut les expliquer avec les références habituelles de la psychiatrie. Il y a une bascule dans l'ordre social, dans le fonctionnement de la société, c'est aussi le signe d'une rupture dans la culture et la civilisation : les gens se tuent pour le travail. Cela oblige à repenser les catégories habituelles de notre discipline et à revoir ce que les sociologues du suicide disent, en particulier Emile Durkheim dans son livre Le Suicide qui contestait les positions des psychopathologues. Du coup, on est obligé de revenir à ce qui se dit sur la solitude. On avait donc un peu raison.

Vous écrivez qu'il y a trente ans, il n'y avait pas de suicide au travail pour deux raisons : la résistance à l'effort et des solidarités plus fortes...

Oui, il y avait les autres, un collectif de travail, des stratégies de défense. On ne laissait pas un type s'enfoncer. J'ai vu des ouvriers alcooliques qui ne pouvaient pas monter sur les toits pour travailler. Les copains lui demandaient de rester en bas. Ils faisaient le boulot à sa place. Vous vous rendez compte de ce que cela veut dire en termes de prévention de l'accident, de prévention du suicide, de prévention des troubles psychopathologiques ? C'est impensable aujourd'hui ! On apprend aujourd'hui le pire alors qu'on apprenait le meilleur hier : la solidarité. C'est parce qu'on a adopté de nouvelles méthodes au travail que l'on a aujourd'hui un désert au sens arendtien du terme : la solitude totale.

C'est ce que vous appelez le passage du critère "travail" au critère "gestion du travail"...

A partir des années 1980, les gestionnaires se sont imposés dans le paysage, en introduisant l'idée que l'on pouvait faire de l'argent non pas avec le travail mais en faisant des économies sur les stocks, les ratés, les retouches, les effectifs. Tout ce qui est à la marge peut être l'objet d'économies. Partout, on vous apprend que la source de la richesse c'est la gestion des stocks et des ressources humaines, ce n'est plus le travail. Nous le payons maintenant ! Cette approche gestionnaire croit mesurer le travail, mais c'est conceptuellement et théoriquement faux ! Il n'y a pas de proportionnalité entre le résultat du travail et le travail. C'est très grave, car cela signifie que la comptabilité est fausse. D'où la contestation.

C'est donc le décalage entre la réalité du travail et la vision gestionnaire qui augmente le stress des salariés ?


Les gestionnaires qui ne regardent que le résultat ne veulent pas savoir comment vous les obtenez : c'est un contrat d'objectif, disent-ils. C'est comme ça que les salariés deviennent fous, parce qu'ils n'y arrivent pas. Les objectifs qu'on leur assigne sont incompatibles avec le temps dont ils disposent.

Cette logique gestionnaire se rapproche-t-elle de la logique totalitaire selon la conception d'Hannah Arendt, que vous citez dans votre bibliographie ?

C'est assez difficile d'être affirmatif mais la question est posée, car les gens sont amenés à faire des tâches qu'ils réprouvent et il y a une machinerie très puissante qui est mise en œuvre et qui a avec le totalitarisme ce point commun qu'on traite l'humain comme quelque chose d'inutile, d'interchangeable. On lance des slogans pour faire croire qu'on fait des ressources humaines mais dans la réalité, c'est la gestion kleenex : on prend les gens, on les casse, on les vire. L'être humain au fond est une variable d'ajustement, ce qui compte, c'est l'argent, la gestion, les actionnaires, le conseil d'administration.

Ce qui pose forcément la question de la responsablité...


A l'évidence, ce sont les dirigeants d'entreprise, des politiques d'entreprise, le Medef, la refondation sociale mais aussi l'Etat, qui sont responsables. Il joue toujours un rôle de régulateur et là il s'est aligné sur le Medef. La responsabilité est aussi partagée par nous tous dans notre rapport au système qui ne marche pas sans notre collaboration, notre intelligence, notre zèle. Toute organisation du travail est aussi une organisation politique et une certaine conception de la domination.


Qu'entendez-vous par "repenser le travail" comme solution à la dégradation de la santé mentale au travail ?

Il faut rompre avec les modèles d'évaluation dont je vous ai parlé et repenser le travail à partir du travail collectif : c'est la question de la coopération et des instruments d'analyse du travail collectif. Puis, il ne faut plus mesurer le travail mais entrer dans la matérialité du travail. Enfin, c'est possible, puisque je l'ai fait dans un certain nombre d'entreprises. Quand on fait ce changement de cap, ce n'est pas qu'une catégorie particulière qui souffre, c'est tout le monde. Car c'est un réel changement de posture. Mais une fois que le mouvement est lancé, les gens vont beaucoup mieux.

Votre modèle casse la logique du Medef ?

Effectivement, mais il y aussi des patrons qui viennent me voir pour me demander de changer les instruments d'évaluation. N'oublions pas que l'évaluation du coût de la santé mentale au travail représente 3 à 6 % du PIB aujourd'hui dans tous nos pays. Donc les gens ont tout à gagner à faire ce travail de réévaluation.

Votre méthode a-t-elle rencontré des échecs ?

Oui, des démarches s'arrêtent en cours de route. L'idéologie de France Télécom, c'est de casser les gens, les faire plier. Les gens ne comprennent plus. D'un côté, on demande aux cadres de virer des gens, de l'autre, on leur dit, vous êtes responsables de dépister les gens qui ne vont pas bien. La responsabilité incombe à ces managers tiraillés entre recevoir l'ordre de casser les gens et d'en assumer la responsabilité. Ils tombent malades. Mais il y a aussi le suicide, l'infarctus, l'hémorragie cérébrale. Pour en sortir, il faut un accord négocié sur la démarche et sur la cohérence par rapport à la politique de l'entreprise.

Sinon vous prenez le risque d'être associé à un alibi ?

Oui. Mais nous ne voulons pas passer pour un alibi, car à ce moment-là, nous échouons. Les alibis, ce sont les autres, ceux qui font de la gestion individuelle du stress, qui vendent de la relaxation. Les coachs, eux sont la vitrine et l'effet slogan. Ils font croire qu'ils font quelque chose. Et quand cela ne marche pas, ils disent aux salariés : "Vous ne savez pas gérer votre stress".

Une personne peut en cas de détresse se suicider mais aussi retourner son arme contre ses collègues, sa hiérarchie ou saboter gravement l'entreprise ? Est-ce déjà arrivé ?

Des tentatives de meurtres ont déjà été enregistrées. J'ai vu un gars armé tenir en joue tout l'état-major de l'entreprise pendant une matinée. J'ai vu aussi des sabotages extrêmement graves, notamment dans des centrales nucléaires.

Ces cas sont-ils récents ?

On a arrêté des sabotages au dernier moment. Mais je ne peux pas vous en dire plus, je suis sous le sceau du secret. Souvenez-vous de ce cas connu à la centrale nucléaire de Paluel (Seine-Maritine), où une personne a cassé la 1re tranche, puis la 2e tranche, puis la 3e tranche en une heure et demie. Il a failli détruire tout le centre de production nucléaire, alors qu'il y a des maîtres-chiens, des contrôles. Comment a-t-il fait ? Si ce n'est au moins avec la passivité des copains. Dans une autre centrale, le gars voulait découpler la centrale du réseau. S'il y était parvenu, la centrale aurait sauté. Ce sont des membres de la CGT qui lui ont "cassé la gueule" pour l'arrêter.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
fresh
2 étoiles
2 étoiles
avatar

Nombre de messages : 159
Date d'inscription : 03/03/2009

MessageSujet: Re: SUICIDES ? PARLONS- EN !   Jeu 17 Sep 2009 - 4:36

Qu'entendez-vous par "repenser le travail" comme solution à la dégradation de la santé mentale au travail ?

[...] Puis, il ne faut plus mesurer le travail mais entrer dans la matérialité du travail.


J'aime bien ça...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
le-fieu
2 étoiles
2 étoiles
avatar

Nombre de messages : 272
Date d'inscription : 10/11/2007

MessageSujet: suicide en gendarmerie   Jeu 17 Sep 2009 - 15:20

"L'entourage se sent toujours visé par un suicide. Se
suicider au travail, c'est désigner le travail comme coupable.

Quel
est le pourcentage chez nous, outre le fait qu'on vive en caserne, des
suicides accomplis dans les locaux de service ? Et bien j'ai le regret
de vous dire, qu'ils sont très largement majoritaires...

Rien que pour cette phrase là, bon nombre de nos chefs, au vu de leur déclaration à la presse et autres, ont devoir revoir leur copie.....

Le fieu

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
le-fieu
2 étoiles
2 étoiles
avatar

Nombre de messages : 272
Date d'inscription : 10/11/2007

MessageSujet: suicide en gendarmerie   Jeu 17 Sep 2009 - 21:34

Komugi chan a écrit:
D'Artagnan Berrichon a écrit:
Quand les patrons, qu'ils soient du secteur civil ou du notre, se déchargent en déclarant que les actes "désespérés" enregistrés chez leurs personnels, ne sont pas forcément à mettre au crédit du métier, je les renvoie à cette lecture : ..................................................................................................

La gestion du personnel à l'épreuve des suicides

REUTERS | 15.09.2009 | 23:49
Par Elizabeth Pineau

PARIS (Reuters) - Un suicide reste mystérieux, mais se donner la mort sur son lieu de travail oblige à réfléchir sur certaines techniques de gestion du personnel dans une société très individualiste, estiment des spécialistes.

Pour y faire face, il convient selon eux de couper court à toute forme d'humiliation dans l'entreprise, où les salariés doivent retrouver des sentiments tels que la sécurité, la justice, la reconnaissance et le plaisir de travailler.

L'émotion suscitée par la vague de suicides à France Télécom, où 23 personnes se sont données la mort depuis début 2008, interpelle l'ensemble des salariés.

Pour le psychanalyste Samuel Lepastier, choisir de mourir sur son lieu de travail envoie un signe clair à l'entreprise, même si le salarié a des problèmes par ailleurs.

"L'entourage se sent toujours visé par un suicide. Se suicider au travail, c'est désigner le travail comme coupable. Avec ce bémol : des personnes ont tendance à projeter au travail des difficultés d'ordre interne", explique-t-il.
Quel est le pourcentage chez nous, outre le fait qu'on vive en caserne, des suicides accomplis dans les locaux de service ? Et bien j'ai le regret de vous dire, qu'ils sont très largement majoritaires...

Quand une vague de suicides se produit dans une entreprise, les désespérés "expriment de façon extrême un sentiment porté par tous", souligne le thérapeute.
Et c'est là qu'on peut déplorer l'absence quasi totale de soutien psychologique pour les collègues qui restent, et qui inconsciemment s'identifient à leur malheureux camarade, et culpabilisent souvent de surcroît...

"Il n'y a pas d'étanchéité entre vie au travail et vie personnelle, il y a une porosité entre les deux", a estimé sur France Inter la sociologue Monique Crinon.
Même si certains suicides trouvent effectivement leur origine ailleurs que dans le métier, que la hiérarchie se retranche derrière cette justification relève de haute hypocrisie. En effet, nous vivons en tant que Gendarmes, en permanence sur le lieu de notre emploi... Ça, même les militaires ne sont pas confrontés à ce cadre de vie "obligatoire" par nécessité absolue de service...

La consultante, qui a effectué une mission à France Télécom, y décrit une gestion du personnel incompréhensible et déshumanisée. "Le poste vaut plus que celui qui l'occupe, et ce dernier perd de sa valeur", note-t-elle. "Les salariés nous disent 'nous n'acceptons pas que notre travail soit vidé de son sens, nous n'acceptons pas d'être des pions'".
Qui parmi nous, n'a jamais eu l'impression de remplir des missions totalement "inutiles", "débiles", pour ne pas dire "dégradantes" ? Et si nous avons le toupet d'en faire la remarque au résultat, il nous est fréquemment rétorqué que nous ne savons pas tout, et que nous sommes là pour exécuter, point barre !

Pourtant, les nouvelles méthodes de commandement prônaient il n'y a pas si longtemps, "d'emporter l'adhésion de ses subalternes en les impliquant dans la recherche du but à atteindre"... Mais il faut reconnaître que souvent, il n'y a aucun but à certaines missions, si ce n'est l'opportunité de "taxer" le citoyen au premier faux pas...

"TENIR UN 100 MÈTRES SUR 10 KILOMÈTRES"

Pour Joseph Thouvenel, secrétaire général adjoint de la CFTC, la sonnette d'alarme est tirée depuis longtemps dans un monde de l'entreprise obsédé par la performance. "On demande de plus en plus aux salariés de courir un 100 mètres et de le tenir sur 10 kilomètres, ce n'est tout simplement pas possible", a-t-il dit à Reuters.
Non, ce n'est pas impossible, puisqu'on arrive encore à nous faire faire plus avec moins... Mais pour combien de temps encore ? ? ?

"Dans les séries télévisées, les jeux de téléréalité, le but c'est d'éliminer les autres", fait-il remarquer. "Le message c'est : 'soyez le meilleur et le meilleur, c'est celui qui écrase les autres'".
Il a dit ça assez gentiment ! Chez nous, et personne ne peut réellement me contredire, c'est "le premier qui bande qui encule l'autre ! " Et ça, ça m'a été dit alors que je n'avais pas 8 jours de Brigade... Ça me rajeunit pas tout ça... Mais il s'agissait alors plus d'une maxime qui visait à vous mettre en garde, et à dénoncer ceux qui avaient pris le parti de se distinguer bassement, étant incapables de briller par leur valeur intrinsèque...
Aujourd'hui, faut vraiment faire gaffe et se méfier de tout le monde, en ramassant le stylo qu'on a laissé tomber...

Joseph Thouvenel reproche aux entreprises d'utiliser un vocabulaire guerrier, mais en oubliant l'entraide indispensable à la victoire d'une armée.
C'est marrant, on parle "d'armée" pour illustrer ce que devrait être l'entraide et la solidarité, valeurs indispensables dans l'esprit populaire, pour accéder à une victoire...
Mais mon brave Monsieur, avec leur PAGRE, l'entraide, la solidarité, la cohésion et l'unité sont des valeurs devenues aussi rares qu'un jeune qui se lève dans le métro pour laisser sa place à une vieille dame...
Et le panier est rempli de crabes en rut, si vous voyez ce que je veux dire...


"Il faut aller au combat, l'ennemi c'est l'entreprise d'à côté, il faut prendre des parts de marché comme on prendrait une colline, et derrière ils sont incapables d'assurer une solidarité les uns avec les autres", dit-il. "Chacun sait que quand il aura son moment de faiblesse, on l'écrasera".
Encore un sentiment que nous avons tous ressenti le jour où, alors que nous avions toujours satisfait nos Chefs par notre travail et nos résultats, nous avons oublié un compte-rendu, froissé un pare-chocs en rentrant le vl au garage, ou perdu un téléphone portable... Là on se rend compte que pour eux, punir est tout aussi valorisant et significatif pour leur carrière, que des bons résultats qui seraient dus à leur valeur d'Officier... Certains (je dis bien "CERTAINS", ne faisant pas là une généralité) étant bien incapables de briller par leur réelle valeur, n'hésitent pas à se distinguer par ce biais. Dites moi seulement que j'ai tort et que personne n'en a été témoin...

Pour Samuel Lepastier, améliorer la prévention en augmentant le nombre de médecins du travail par exemple ne saurait suffire.
Au point où l'on en est, cela reviendrait à passer de la pommade sur une fracture ouverte !

"Il faut donner un sens au travail", dit-il, "que les salariés aient plaisir à travailler et un minimum de reconnaissance dans leur dignité d'êtres vivants, pas uniquement comme unités de production"
Bon, les quotas, les chiffres et statistiques, on en a déjà parlé dans d'autres sujets... Mais il faut quand même faire plus avec moins, et côté production, on finit par s'épuiser un peu à la longue...

Les techniques de gestion de personnel en flux tendu doublées de menaces de restructurations ou de déplacements sont à ses yeux vouées à l'échec.
Non non, chez nous on ne parle pas de restructurations ou de déplacements, mais seulement de réajustements... même si on ferme des brigades, le personnel n'est pas déplacé, seulement redistribué, un peu comme des jetons ou des pions...

"On pense que les gens qui ont peur de perdre leur poste vont travailler davantage. C'est une erreur : ils vont peut-être mécaniquement augmenter la production, mais ils perdront leur initiative et leur créativité", dit le psychanalyste.
Avec l'instauration des communautés de Brigades, outre le fait qu'on a abandonné la connaissance du terrain et de la population, les Gendarmes ont l'impression d'être utilisés, exploités, pressés comme des citrons, au bénéfice du "système" et de la Brigade "Mère".

Et à la Brigade "Mère", le personnel ressent quant à lui, une disparité de traitement, en constatant que leur CCB ne participe pas à l'activité qu'il leur commande, ne sort jamais la nuit, ne subi jamais les services
les plus pénibles, ne visite les figures locales que pour distiller les directives de la Compagnie, ou pour mettre en valeur les mesures qu'il a prises lui, occultant le fait que ce sont ses hommes qui vont au charbon, rien que par le fait qu'il est devenu ll'interlocuteur "privilégié" des élus et notables...

Certes, ils ne sont pas tous comme cela, du moins pour l'instant. Mais les Gradés qui commandaient avant des Brigades, savaient gérer leur "territoire" tout en participant aux missions, choses qu'un seul homme ne peut plus faire sur l'étendue des circonscriptions actuelles. Les anciens CB ne sont plus aujourd'hui que des "surveillants de dortoirs", dénués de toute latitude et quasiment "interdits d'initiatives"...


Un sentiment doit selon lui être banni : l'humiliation.

"On ne peut pas accepter que certains en profitent pour humilier leurs subordonnés", prévient-il, évoquant des "personnes très 'insécures' qui ont besoin de tyranniser leurs employés pour échapper à une détresse personnelle".
Je doute que la détresse personnelle soit à l'origine du comportement de nos les "tyrans", mais je n'ai certainement pas les compétences de Monsieur Samuel Lepastier...

Edité par Yves Clarisse

Quand je lis ça, j'ai l'impression d'avoir affaire à des méthodes sectaires. Il n'y a rien de démocratique là-dedans, je n'y vois que mépris de la personne, culpabilisation, infériorisation.
Pour les missions totalement "inutiles", "débiles", pour ne pas dire "dégradantes", ça me fait penser aux entrainements de la scientologie. Ils font beaucoup là-dedans.

Tout à fait d'accord avec toi.


Le fieu
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
asterix
4 étoiles
4 étoiles
avatar

Nombre de messages : 4174
Age : 63
Localisation : Auvergne - Allier - Vichy
Date d'inscription : 02/04/2008

MessageSujet: Re: SUICIDES ? PARLONS- EN !   Jeu 17 Sep 2009 - 23:34

J'ai appris par hasard qu'un gendarme de l'Aveyron s'était donné la mort avec son arme de service en Août.

Avez-vous des nouvelles ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
moulinier
3 étoiles
3 étoiles


Nombre de messages : 1276
Age : 70
Localisation : guilherand granges 07
Emploi : retraité et grand père trois fois
Date d'inscription : 26/05/2008

MessageSujet: SUICIDES   Ven 18 Sep 2009 - 15:51

Ca continue....

Ce serait une personnalité de la DPJJ qui aurait tenté de mettre fin à ses jours. Motif invoqué, les restructurations. Le système que l'on veut imposer ne marche pas.... A vouloir gérer les humains comme des têtes de betail, on risque gros.

Le vote jugera ! peut être.

Guy Moulinier, militaire retraité de la gendarmerie nationale.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://moulinier.guy@wanadoo.fr
titan32
Membre de l'équipe G&C
Membre de l'équipe G&C
avatar

Nombre de messages : 3215
Age : 72
Localisation : MIDI PYRENEES - GERS - SARAMON
Emploi : retraité Gie
Date d'inscription : 02/04/2007

MessageSujet: Re: SUICIDES ? PARLONS- EN !   Mar 22 Sep 2009 - 19:36

Pas de nouvelles ?

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
le-fieu
2 étoiles
2 étoiles
avatar

Nombre de messages : 272
Date d'inscription : 10/11/2007

MessageSujet: suicides en gendarmerie   Mar 22 Sep 2009 - 19:55

pas de vagues !!!!!

tout va bien chez nous , n'est ce pas !!!

le fieu


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Komugi chan
Membre de l'équipe G&C
Membre de l'équipe G&C
avatar

Nombre de messages : 6162
Age : 66
Localisation : Deux Sevres
Emploi : Infirmière psy
Date d'inscription : 09/11/2007

MessageSujet: Re: SUICIDES ? PARLONS- EN !   Dim 27 Sep 2009 - 23:49

Un document intéressant:

Comment France Télécom a formé ses cadres à l'art du dégraissage
21 Septembre 2009 Par Mathieu Magnaudeix
http://www.mediapart.fr/journal/economie/210909/comment-france-telecom-forme-ses-cadres-l-art-du-degraissage

Certes, France Télécom a tenté d'accompagner sa restructuration. Mais cette entreprise, figure du service public devenue société anonyme détenue par l'Etat à seulement 27%, a dû effectuer à marche forcée une réorganisation lourde qu'elle n'a pas su gérer parce qu'elle ne s'est pas donné tous les outils pour le faire. Il aura fallu une succession de suicides pour que la direction, mise sous pression par le gouvernement, commence à discuter sérieusement de la question de la souffrance au travail... Un des cinq documents cités est paru chez nos confrères de Backchich la semaine dernière, commenté sur un mode ironique. Il nous paraissait important de vous les livrer tous les cinq, afin que le lecteur de Mediapart puisse se faire une idée de la façon dont cette grande entreprise sous le feu de l'actualité à cause d'événements dramatiques a mené sa réorganisation interne et tenter de faire adhérer les cadres à sa stratégie à coup de séminaires de coaching... Avec un succès plus que mitigé.


p.1
Depuis dix ans, France Télécom est en restructuration permanente. En 1998, elle était encore une administration publique. Depuis, elle est une société privée, cotée en bourse, détenue seulement à 27% par l'Etat, ballottée par la féroce compétition internationale que se livrent les opérateurs télécoms. Les nouvelles technologies (Internet, le mobile, les fibres optiques) ont encore accéléré les changements.

En 2006, l'entreprise lance le programme Next. Objectif : 22.000 départs (les plus âgés ou, par exemple, les mères de trois enfants), 6.000 recrutements dans les secteurs de pointe et 10.000 «mobilités» (des changements de poste et de service) vers des secteurs en manque de bras : les boutiques et les centres d'appel, les réseaux informatiques, le multimédia. Le programme s'est terminé fin 2008, l'objectif atteint.

Mi-2006, France Télécom avait demandé à 4000 cadres dirigeants de suivre un module de formation (dix jours au total, répartis sur plusieurs mois) pour accompagner cette vaste restructuration. Objectif : faire des chefs d'équipe des relais du changement permanent et de la «mobilité». En clair, les aider à présenter à leurs équipes les réorganisations de service sous un jour positif. Pas évident. «Lors de ce séminaire dont l'essentiel des cours se tenait à Paris, se rappelle un cadre qui a suivi le cursus de formation, 80% des managers présents avaient eux-mêmes été changés de service ou de région.»

Pour cela, ils étaient invités à participer à des jeux de rôle ou à se laisser évaluer par leurs chefs et leurs collaborateurs (l'évaluation à 360°). Mediapart publie l'intégralité des modules de ce séminaire. Ces dix jours de formation pour 4000 cadres, s'ils ont peut-être permis d'éviter à certains managers de se montrer trop brutaux lors de l'annonce des restructurations, n'ont malheureusement pas porté les fruits attendus: très récemment, deux salariés, Michel D. à Marseille, et Stéphanie, une jeune femme de 32 ans à Paris, ont explicitement relié dans des courriers leur suicide aux conditions de travail.




1. "S'approprier Next" (cliquer ici pour le télécharger en pdf): en 61 pages, les principes du programme Next (réduction d'effectifs, mobilités...) sont présentés. «Votre leadership, notre futur», proclame ce texte. L'objectif est écrit noir sur blanc : les managers doivent «développer leur leadership et piloter la transformation» de l'entreprise. Le mouvement est impératif, assène-t-on encore aux cadres: «Notre productivité, en régression constante, reste une des plus dégradées des opérateurs européens.» Malheur au manager qui travaille dans les services d'assistance technique, s'occupe du réseau téléphonique ou travaille au service finance : son activité est marquée d'une croix descendante, symbole de métier en déclin. Le voilà prévenu : son service sera massivement restructuré.

p.2

Un mot d'ordre : «l'insécurité, c'est ne pas bouger»





2. "Réussir Act" (pour le pdf, cliquez là): quelques semaines plus tard... Cette fois, voilà notre manager plongé dans le vif du sujet : la restructuration. Il s'agit en réalité d'un module assez général sur l'écoute, la façon d'évaluer le travail d'un collaborateur (sa «valeur professionnelle» et son «employabilité»). La présentation n'en fait pas mystère : c'est au manager que reviendra la lourde tâche d'aider celui qui devra quitter son service, sa région, ou tout simplement France Télécom à réaliser le «deuil» de son poste.... L'entretien avec le collaborateur (de 10 minutes) est méthodiquement découpé en séquences que les managers sont invités à respecter.





Un saisissant guide de 6 pages résume les bonnes attitudes à adopter. Intitulé Guide pratique : accompagner un collaborateur en processus de changement (cliquer ici pour l'afficher), c'est le viatique indispensable d'une restructuration en douceur. Il explique au responsable d'unité comment gérer les réactions suscitées par l'annonce d'un changement de poste. Par exemple, si le salarié trépigne de rage dans le bureau de son chef : «Si la personne manifeste de la colère ou de la déception, laisser le temps nécessaire à l'expression de cette émotion.»


Le guide fournit d'autres conseils. «Ne pas avoir peur des silences, dans les échanges avec le collaborateur ; il faut accepter ces temps de respiration.» Rappeler, une fois de plus, le mot d'ordre de l'entreprise : «L’insécurité, dans un environnement changeant, serait, pour nous tous, de ne pas bouger.» Redire que tous dans l'entreprise sont confrontés de la même façon au changement, rendu inéluctable : «Insister sur le fait que la mobilisation concerne tout le monde, y compris le manager.» Et gare à ne pas se laisser berner par la rage de son collaborateur : «Le niveau d’"énergie" exprimé n’est pas toujours représentatif du niveau de résistance réel !»

Le «schéma des phases de deuil» (ci-dessous : il faut le lire du centre vers la gauche, puis de la gauche vers la droite) aidera avantageusement le cadre à savoir où en est son subordonné sur la longue route de l'acceptation de son changement de poste.

p.3
«Certains n'arriveront jamais au bout»

Le collaborateur est encore en «résistance» («révolte», voire «sabotage»?) : dans ce cas, rien ne sert de tenter de le convaincre, mieux vaut «garder le cap en reprogrammant des rencontres». Est-il déjà passé de l'autre côté, avec ceux qui ont compris le «sens» de la mutation? A voir le malaise grandissant dans l'entreprise, il y a fort à parier que beaucoup de salariés en sont pourtant restés au stade de la «décompression» : «tristesse, absence de ressort, désespoir»...

Les cadres doivent encore assister à un module de formation de deux jours, toujours dispensé à l'Ecole du management, en Ile-de-France. Séance concoctée par les cabinets Lesire Partners (qui compte parmi ses clients, selon son site internet, le géant de l'aluminium Alcan ou Leroy-Merlin) et Insep Consulting (spécialiste du développement de la «performance managériale» qui revendique 500 clients «issus du secteur privé et des principales administrations publiques»).

Dans un jargon bourré d'anglicismes (coach, feed-back, leadership, etc.) et d'épithètes ronflantes («l'écoute active», le «questionnement efficient»), les consultants donnent les derniers conseils. lls rappellent aux managers leur rôle : «Écouter et mobiliser» (objet du premier module d'une journée), puis: «S'engager et faire s'engager». On ne leur cache pas que leur mission sera difficile : face à un changement, «les collaborateurs se sentent mal à l'aise et inquiets, rappellent-ils. Ils pensent d'abord à ce qu'ils vont perdre, ils se sentent seuls (...) ils ne peuvent pas supporter trop de changement», etc. Pourtant, pas question de lâcher la bride! «Si on arrête le mouvement et retire la pression, les collaborateurs ont tendance à revenir à leurs anciennes habitudes et comportements.»

> Pour télécharger les deux modules, cliquez ici (le premier) et là (le second)

C'est en suivant tous ces préceptes que le manager et ses ouailles traverseront sans encombre la «vallée du changement»» (sic!). Sans encombre? Pas totalement. Page 24 du module numéro 2, on trouve une phrase extrêmement troublante :


Par son caractère définitif, cette phrase alors couchée noir sur blanc par les consultants ès management résonne aujourd'hui tragiquement...

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
drapeaublanc
3 étoiles
3 étoiles
avatar

Nombre de messages : 1804
Localisation : blue planet
Emploi : gendarme pousse cailloux
Date d'inscription : 17/03/2009

MessageSujet: Re: SUICIDES ? PARLONS- EN !   Lun 28 Sep 2009 - 9:43

"Dans un jargon bourré d'anglicismes (coach, feed-back, leadership, etc.) et d'épithètes ronflantes («l'écoute active», le «questionnement efficient»), les consultants donnent les derniers conseils. lls rappellent aux managers leur rôle : «Écouter et mobiliser»
[i]+++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++[/i]
effectivement cela me fait penser à une secte venant des USA...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Komugi chan
Membre de l'équipe G&C
Membre de l'équipe G&C
avatar

Nombre de messages : 6162
Age : 66
Localisation : Deux Sevres
Emploi : Infirmière psy
Date d'inscription : 09/11/2007

MessageSujet: Re: SUICIDES ? PARLONS- EN !   Lun 28 Sep 2009 - 23:57

drapeaublanc a écrit:

effectivement cela me fait penser à une secte venant des USA...

Bien d'accord avec toi, drapeaublanc.

Ce que je trouve intéressant dans ce document c'est qu'il est un exemple de l'état d'esprit et des méthodes enseignés aux DRH, et que son contenu reflète ce qui se passe ailleurs, y compris dans les services publics.

Il a fallu la médiatisation des suicides à France Télécom pour qu'on commence à s'interroger sur la façon dont les gens sont (mal)traités au travail, et qu'on prenne conscience que c'est inacceptable. Voir l'émission de France inter aujourd'hui dans "Et pourtant elle tourne" : http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/etpourtantelletourne/ :

Suicides et stress au travail en Europe
Tabou. Voilà le mot qui vient à l’esprit, pour évoquer le stress au travail, en France. Une réalité trop longtemps niée. Mais aujourd’hui évidente, après les 23 suicides de ces 18 derniers mois chez France Télécom. Il n’existe aucun chiffre, aucune enquête officielle sur l’ampleur du phénomène en France. Et, plus grave, quasiment aucune prise en charge : la médecine du travail y est souvent peu développée. Et si l’on élargit, au-delà du monde du travail, la France connaît l’un des taux de suicide les plus élevés d’Europe, avec 12.000 morts par an.
Ce soir "Et Pourtant Elle tourne" va faire un tour chez nos voisins.
Le stress au travail affecte 1 Européen sur 5, selon l’Agence européenne pour la santé et la sécurité au travail. Mais derrière cette moyenne, les situations sont très diverses d’un pays à l’autre….
Première destination, la Grande-Bretagne, où contrairement aux idées reçues, les Britanniques sont les salariés d’Europe les moins stressés au travail. –Reportage Christian Roudault en direct de Londres.
Deuxième destination, la Grèce, le pays, en Europe, où les salariés sont les plus nombreux à se dire stressés. –Explication Angélique Kourounis en direct d’Athènes
Troisième destination, la Suède où plus d’un salarié suédois sur 3… 38%, se dit stressé. –Explication Jean-Paul en direct de Stockholm.
Analyse avec Hélène Cardin.


L'enregistrement est disponible : http://www.tv-radio.com/ondemand/france_inter/POURTANT/POURTANT20090928.ram.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
le-fieu
2 étoiles
2 étoiles
avatar

Nombre de messages : 272
Date d'inscription : 10/11/2007

MessageSujet: DRH   Mar 29 Sep 2009 - 10:50

Pour te répondre KC

Dans la France comté, il nous est "interdit" de prendre attache, sous quel moyen que ce soit, avec le BRH et ce sous peine de sanction !!!

Et après ils vont mettre en avant le dialogue !!!!!

no coment

le fieu
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Komugi chan
Membre de l'équipe G&C
Membre de l'équipe G&C
avatar

Nombre de messages : 6162
Age : 66
Localisation : Deux Sevres
Emploi : Infirmière psy
Date d'inscription : 09/11/2007

MessageSujet: Re: SUICIDES ? PARLONS- EN !   Mar 29 Sep 2009 - 11:03

le-fieu a écrit:
Pour te répondre KC

Dans la France comté, il nous est "interdit" de prendre attache, sous quel moyen que ce soit, avec le BRH et ce sous peine de sanction !!!

Et après ils vont mettre en avant le dialogue !!!!!

no coment

le fieu

Avez-vous un document écrit stipulant cette interdiction et les sanctions à la clé, ou est-ce qu'il s'agit d'une interdiction orale ?

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
le-fieu
2 étoiles
2 étoiles
avatar

Nombre de messages : 272
Date d'inscription : 10/11/2007

MessageSujet: drh   Mar 29 Sep 2009 - 11:36

Des écrits, chez nous pas besoin, ils sont au-dessus des lois, donc .....

Mais renseignes toi, tu verras !!!!


le fieu
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Komugi chan
Membre de l'équipe G&C
Membre de l'équipe G&C
avatar

Nombre de messages : 6162
Age : 66
Localisation : Deux Sevres
Emploi : Infirmière psy
Date d'inscription : 09/11/2007

MessageSujet: Re: SUICIDES ? PARLONS- EN !   Mar 29 Sep 2009 - 11:43

Suite à l'article ci-dessus "Comment France Télécom a formé ses cadres à l'art du dégraissage ", voir les témoignages ci-dessous, sur la nature des formations, qui tendent à confirmer ton impression, drapeaublanc :
http://www.mediapart.fr/club/blog/mathieu-magnaudeix/210909/orangefrance-telecom-vos-temoignages

Orange/France Télécom: vos témoignages
21 Septembre 2009 Par Mathieu Magnaudeix

Vous avez été nombreux à commenter l'article "Comment France Télécom a formé ses cadres à l'art du dégraissage". A la lecture de ces documents, certains de nos abonnés salariés d'Orange ont pris la plume pour livrer leur expérience. Des témoignages spontanés et édifiants, qui en disent long sur la dégradation des relations humaines dans l'entreprise.

tachi a assisté comme 4000 autres managers à la formation dont Mediapart a publié l'intégralité du programme. Il raconte qu'elles ressemblaient à des séances de «développement personnel :

«Dans la session à laquelle j'ai participé, les formateurs avaient été destabilisés par deux petites questions :
1-les participants sont ils sujets ou objets ? pas de réponse 2- sont ce des formations de développement personnel ? [...] Dans leur déroulé et à travers des petitis jeux, chacun [...]pouvait [...] découvrir des "talents" cachés félicités par les formateurs et ses pairs dans un contexte clos de formation. J'espère qu'au retour au contact de la réalité aucun n'a pensé s'être changé pendant ces quelques demi-journées et être le meilleur manager du monde car là j'imagine les dégats.
»

Ces séances «de bonne qualité» lui laissent un goût amer :

«Mis au service d'une politique de dégraissage [...], c'est plutôt dévastateur et manipulatoire»


JAL031, cadre supérieur de France Télécom à Toulouse raconte les réorganisations permanentes:

« En 9 ans de FT j’ai connu 18 réorganisations dont 8 ces 3 dernières années. Heureusement qu’on a un annuaire interne, et même là ça devient dur de s’y retrouver. Les n-2 valsent parfois tous les 4 à 6 mois. C’est super simple de générer un peu de stabilité dans ce type de gestion.
 Les directions passent avec à chaque fois des objectifs en terme de personnel (diminution, suppression de métiers, etc...) et en terme budgétaire (réorganisation des services à chaque fois pour faire soi-disant moins de gaspillage). Résultat, elles sont de moins en moins aptent à comprendre ce que font leur entités»

Selon lui, les cadres, longtemps épargnés, commencent eux aussi à souffrir :


«Je vois en ce moment tous les cadres craquer, il faut dire que cette population n’a pas encore été trop attaquée dans les années précédentes. Aujourd’hui c’est la cible. Dénigrement permanent de leur travail, aucune perspective d’évolution [...]. Toujours plus de pression sur les résultats sans moyens. J’ai réussi à faire un projet de pointe pendant 2 ans sans budget (enfin Cash Out). Faut s’accrocher. Vous n’en êtes pas récompensé pour autant. Ca fait 1 an que l’on me demande de trouver un travail ailleurs (Y’en a pas). On me pérénise un poste jamais plus de 4 à 6 mois (facile à vivre avec des enfants ça aussi).
»

Même récit, désabusé, de g_perbet, technicien «depuis 38 ans»

«M’étant beaucoup déplacé dans mon métier de maintenance, surtout dans le quart sud-est, j’ai connu une multitude de collègues de toutes les villes. Avec la disparition de beaucoup de sites suite à la casse orchestrée, les restructurations et les reconcentrations, j’en retrouve maintenant beaucoup sur Lyon qui viennent travailler tous les jours de Valence ou de Saint-Etienne, etc… D’autres ont dû changer de métier de multiples fois pour pouvoir rester près de chez eux. Quelquefois, rien n’y a fait : il leur a fallu partir quand même quand le site a été rayé de la carte. Pour garder un métier de technicien, j’avais moi-même fait la démarche de venir à Lyon il y a quinze ans. Puis un jour la décision a été prise de sous-traiter toute la maintenance, et ensuite on nous a sédentarisés et nous regardions les techniciens externes venir faire notre boulot.

Comme JAL031, ses supérieurs l'ont prié de quitter son poste. Il refuse :

»On a voulu il y a trois ans me faire partir de l’équipe où je me trouve depuis (fallait réduire les effectifs) parce que j’avais fait trop longtemps ce métier. On m’a dit d’aller consulter un service qui s’occupait des redéploiements. Quelques temps après, à cause de la charge de travail qui a augmenté d’un coup, ce n’était plus d’actualité… Je leur ai dit que désormais je refuserai de partir. J’ai 57 ans. Peut-être trouveront-ils un autre moyen… »

Vendeur à temps partiel depuis quatre ans dans une boutique Orange, hillson, un étudiant, parle d'une «politique d'ensemble largement réfléchie.»

«Je peux dire que ce que je vois et subis (alors que les boutiques ne sont pas les plus mal loties question pression directe) notamment en termes d'objectifs, de changements impromptus, fréquence, etc, se rapproche bien d'une politique d'ensemble largement réfléchie.»

Dans les bureaux, dit-il, une plaisanterie circule sur le programme ACT, ce vaste chantier de restructuration (16.000 départs et 10.000 "mobilités") que Mediapart détaille dans l'article:

«Ils [les gens du service communication] l'appellent Allez, Casse-Toi»

Son patron a évoqué les suicides récents à Marseille, Lannion, Paris... :

«Mon supérieur, le responsable de la boutique, a expliqué à une de mes collègues qu'il s'agissait de personnes "faibles, plus fragiles"... Ça laisse rêveur.»

Contrairement aux idées reçues, la souffrance au travail ne touche pas que les fonctionnaires de l'entreprise, affirme JAL031 avec vigueur, qui évoque plutôt un problème grave de gestion des équipes.

«Je ne suis pas fonctionnaire et j’ai bossé 15 ans dans le "privé" (entre guillemets car FT est privé). J’avais entr'aperçu des méthodes équivalentes seulement chez L’Oréal. Pour les autres sociétés, la gestion était quand même beaucoup plus sympathique que ce que je vis en ce moment.Pour conclure, ce n’est pas en rajoutant 100 responsables ressources humaines (RH) que ça va s’arranger. Pour ça il faudrait déjà faire bosser les RH sur le personnel. En 10 ans je n’ai rencontré un RH qu’une fois : le jour de mon embauche. Tout est dit.»

> Témoignez en laissant un message sur le fil des commentaires de l'article ou en m'écrivant par courrier électronique : mathieu.magnaudeix@mediapart.fr

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Komugi chan
Membre de l'équipe G&C
Membre de l'équipe G&C
avatar

Nombre de messages : 6162
Age : 66
Localisation : Deux Sevres
Emploi : Infirmière psy
Date d'inscription : 09/11/2007

MessageSujet: Re: SUICIDES ? PARLONS- EN !   Mar 29 Sep 2009 - 12:14

le-fieu a écrit:
Des écrits, chez nous pas besoin, ils sont au-dessus des lois, donc .....

Mais renseignes toi, tu verras !!!!


le fieu

Au dessus des lois pour une profession chargée de faire respecter celles-ci, il y a comme un blème, non ? Et que se passe-t-il si vous n'acceptez d'obéir qu'aux ordres écrits ?
Généralement les demandes qui ne sont pas conforme à la loi (illégales) sont toujours orales, jamais écrites, donc jamais signées, ce qui permet de dégager la responsabilité des gens qui les imposent. Ce qui est très pervers, c'est qu'en même temps cela met les gens qui sont tenus d'obéir à ces demandes dans l'impossibilité de prouver quoi que ce soit. Ils ont accepté d'obéir à un ordre illégal, donc en cas de pépin, c'est leur responsabilité qui est engagée.

On a la même blague dans la santé: en tant qu'infirmier, tu te retrouves à travailler dans des conditions impossibles, à accomplir des tâches à toute vitesse sans possibilité de prendre le temps de parler aux gens, comme si tu avais affaire à ders objets, avec une fiche de poste où chaque tâche est minutée, et en cas d'erreur, de ta part ou des gens infirmiers qui font le boulot à ta place (aide-soignants, agents de service), c'est toi qui va au tribunal.

N'avez-vous pas la possibilité de faire une décharge de responsabilité écrite ?
"Je, sousigné Untel, décline toute responsabilité concernant les conséquences de l'ordre donné par Mr Untel, tel jour à telle heure dans tel endroit", en expliquant le contexte, les risques, et en citant les articles de loi contre lesquels va cet ordre.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: SUICIDES ? PARLONS- EN !   Mar 29 Sep 2009 - 12:58

J'ai pas tout lu , posts trop longs mais j'ai été pêcher une petite info " ailleurs " ( je dis ailleurs parce que apparement il ne faut pas le nommer trop souvent )..... enfin bref......



On fait actuellement tout un foin pour 23 suicides à déplorer chez france télécom depuis un an et demi.....

Le chiffre " officiel " en gendarmerie searit de 29 suidcices en moins de douze mois........

on n'en parle pas ???????
Revenir en haut Aller en bas
carpa
2 étoiles
2 étoiles
avatar

Nombre de messages : 485
Age : 48
Localisation : là où le bonheur est dans le pré : Gers
Emploi : GD, ancien Moblo.
Date d'inscription : 01/07/2008

MessageSujet: Re: SUICIDES ? PARLONS- EN !   Mar 29 Sep 2009 - 14:17

je ne pense pas qu'il faille faire des comparaisons
une chose est certaine, un malaise existe, et certains vivent mal ce malaise et en finissent avec la vie. Et parfois l'anafranil n'y fera rien
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
le-fieu
2 étoiles
2 étoiles
avatar

Nombre de messages : 272
Date d'inscription : 10/11/2007

MessageSujet: responsabilité   Mar 29 Sep 2009 - 17:46

Komugi chan a écrit:
le-fieu a écrit:
Des écrits, chez nous pas besoin, ils sont au-dessus des lois, donc .....

Mais renseignes toi, tu verras !!!!


le fieu

Au dessus des lois pour une profession chargée de faire respecter celles-ci, il y a comme un blème, non ? Et que se passe-t-il si vous n'acceptez d'obéir qu'aux ordres écrits ?
Généralement les demandes qui ne sont pas conforme à la loi (illégales) sont toujours orales, jamais écrites, donc jamais signées, ce qui permet de dégager la responsabilité des gens qui les imposent. Ce qui est très pervers, c'est qu'en même temps cela met les gens qui sont tenus d'obéir à ces demandes dans l'impossibilité de prouver quoi que ce soit. Ils ont accepté d'obéir à un ordre illégal, donc en cas de pépin, c'est leur responsabilité qui est engagée.

On a la même blague dans la santé: en tant qu'infirmier, tu te retrouves à travailler dans des conditions impossibles, à accomplir des tâches à toute vitesse sans possibilité de prendre le temps de parler aux gens, comme si tu avais affaire à ders objets, avec une fiche de poste où chaque tâche est minutée, et en cas d'erreur, de ta part ou des gens infirmiers qui font le boulot à ta place (aide-soignants, agents de service), c'est toi qui va au tribunal.

N'avez-vous pas la possibilité de faire une décharge de responsabilité écrite ?
"Je, sousigné Untel, décline toute responsabilité concernant les conséquences de l'ordre donné par Mr Untel, tel jour à telle heure dans tel endroit", en expliquant le contexte, les risques, et en citant les articles de loi contre lesquels va cet ordre.

Fais ce que je dis mais pas ce que je fais !!! voilà ce qu'il faut retenir.

Mais le sujet est sur le suicide en gendarmerie.

Quelles en sont les causes !!!

Pour sur la quasi totalité de ceux ci, nos chefs se sont empressés de dire à la presse et autres que le geste n'avait rien à voir avec son travail ou !!!!

Là c'est se décharger, et de toute façon qui fait l'enquête ???

no coment

le fieu
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: SUICIDES ? PARLONS- EN !   Mar 29 Sep 2009 - 18:19

carpa a écrit:
je ne pense pas qu'il faille faire des comparaisons
une chose est certaine, un malaise existe, et certains vivent mal ce malaise et en finissent avec la vie. Et parfois l'anafranil n'y fera rien

Ce n'est pas une comparaison sur le nombre que je voulais faire simpklement , pourquoi chez eux on en parle dans la presse et pas chez nous ?????

Y a pas que chez eux qu'il y a des problèmes , ni que chez nous non plus d'ailleurs.......

Mais comme il a été dit " ailleurs " , nous sommes dans la moyenne nationale....

Ca nous fait une belle jambe.....
Revenir en haut Aller en bas
Komugi chan
Membre de l'équipe G&C
Membre de l'équipe G&C
avatar

Nombre de messages : 6162
Age : 66
Localisation : Deux Sevres
Emploi : Infirmière psy
Date d'inscription : 09/11/2007

MessageSujet: Re: SUICIDES ? PARLONS- EN !   Mer 30 Sep 2009 - 0:27

le-fieu a écrit:
Pour sur la quasi totalité de ceux ci, nos chefs se sont empressés de dire à la presse et autres que le geste n'avait rien à voir avec son travail ou !!!!

A France télécom ils disent ça aussi : "problèmes personnels, personnes fragiles", mais apparemment ça ne prend plus.

J'ai entendu parler aux infos de plainte pour mise en danger de la vie d'autrui à FT. Ce qui est en question ici ce ne sont pas seulement les méthodes de France télécom, c'est ce mode de gestion dans son ensemble, qu'il soit appliqué à FT, ou dans la gendarmerie, ou dans la santé ou ailleurs. Il est appliqué dans tous les services publics. Les suicides, qui en sont la conséquences, ne sont pas moins inacceptables dans les autres secteurs.

J'ai entendu parler aussi de demandes de sanctions à FT. Mais sanctionner un homme tout en pérénisant ce système ne sert à rien. Si vraiment on veut sanctionner tous les gens qui y participent, la justice n'y suffira pas. De plus, les décisions concernant ce mode de gestion ne dépendent pas d'un seul homme, ni même d'un seul pays, vu qu'elle est mondialisées. Toutefois, les dirigeants politiques sont responsables du sort fait à leurs citoyens. Il est de leur ressort de prendre des décisions au niveau du pays, et d'accepter ou de refuser une gestion mettant en danger la vie de leurs citoyens. D'autant plus que les gestionnaires sont payés avec l'argent public. Il est quand même énorme que l'argent des citoyens soit utilisé pour rétribuer des gens qui les mettent en danger, sans qu'ils aient leur mot à dire.

Cela pose également la question des formations "dégraissage" comme celle de chez Orange, dont je serais bien curieuse d'en connaître le montant, et ce qu'elles rapportent aux centres de formation qui les diffusent. Idem pour celles des écoles de cadres, dont les gens qui les suivent n'ont pas le droit de parler de leur contenu. C'est quand même un monde ! Là encore, un autre point commun avec la secte venue d'Amérique.

Ca fait quand meme beaucoup de choses aux allures sectaires, beaucoup de suicides, beaucoup de secrets, et certainement aussi beaucoup d'argent à la clef.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
z
2 étoiles
2 étoiles


Nombre de messages : 456
Date d'inscription : 02/04/2007

MessageSujet: Re: SUICIDES ? PARLONS- EN !   Mer 30 Sep 2009 - 10:49

http://www.20minutes.fr/article/351197/France-Des-syndicats-de-France-Telecom-vont-deposer-plainte-contre-X-pour-mise-en-danger-de-la-vie-d-autrui.php

mais ches nous cela est gardé sous silence pourquoi une corporation et pas une autre
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
le-fieu
2 étoiles
2 étoiles
avatar

Nombre de messages : 272
Date d'inscription : 10/11/2007

MessageSujet: suicide en gendarmerie   Mer 30 Sep 2009 - 12:43

michel henry a écrit:
http://www.20minutes.fr/article/351197/France-Des-syndicats-de-France-Telecom-vont-deposer-plainte-contre-X-pour-mise-en-danger-de-la-vie-d-autrui.php

mais ches nous cela est gardé sous silence pourquoi une corporation et pas une autre

Bien le bonjour à toi MH

Pourquoi pas chez nous ??,

"La grande muette", tout va bien chez nous !!!

no coment

le fieu
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Komugi chan
Membre de l'équipe G&C
Membre de l'équipe G&C
avatar

Nombre de messages : 6162
Age : 66
Localisation : Deux Sevres
Emploi : Infirmière psy
Date d'inscription : 09/11/2007

MessageSujet: Re: SUICIDES ? PARLONS- EN !   Mer 30 Sep 2009 - 13:05

michel henry a écrit:
http://www.20minutes.fr/article/351197/France-Des-syndicats-de-France-Telecom-vont-deposer-plainte-contre-X-pour-mise-en-danger-de-la-vie-d-autrui.php

mais ches nous cela est gardé sous silence pourquoi une corporation et pas une autre

Je suppose que c'est parce que si l'info est ciblée sur FT, cela donne l'impression que le problème est inhérent à cette entreprise et qu'il n'existe pas ailleurs.

En fait, c'est illusoire, car les gens réalisent en prenant conscience des méthodes de FT qu'ils vivent la même chose dans leur propre sphère de travail.

Pour la gendarmerie, je suppose que c'est parce que l'information concernant celle-ci n'est pas diffusée : il n'y a même pas de stat officielle récente consultable sur le nombre de suicides en Gie. A part G&C, qui en parle ? qui échange à ce sujet ? Qui propose des idées pour influer sur la situation ?

Ce qui me parait particulièrement grave concernant les suicides en Gie, c'est que ce corps est chargé de la sécurité des citoyens et du pays, et que les méthodes de gestion actuelles ont pour conséquence de l'affaiblir. C'est un peu comme si elle s'attaquait aux défenses immunitaires du pays. Les gendarmes en subissent les conséquences directes, et les citoyens, les conséquences indirectes avec un accroissement de l'insécurité, contrairement à ce qui est prétendu au niveau des mots.

Donc, au delà de ce que vous pouvez vivre individuellement, la conséquence en est une mise en danger de la sécurité du pays; tout comme dans la santé elle met en danger la santé et la vie non seulement du personnel, mais également des citoyens.

Et là, étonemment, les critères de culture du résultat imposées aux citoyens dans leur travail ne sont pas appliqués aux gestionnaires. Pas plus que les critères d'économies : combien exactement nous coûte ce mode de gestion ?
- au niveau des contrats signés avec les organismes concernés ?
- au niveau des frais de formation ?
- au niveau matériel (programmes informatiques, paperasserie, etc.)
- au niveau du temps des agents passés dans les tâches administratives,
- au niveau des agents dévolus aux secteurs administratifs alors qu'auparavant ils étaient sur le terrain ?
- au niveau du temps passé à des tâches qui n'existaient pas auparavant (évaluations : temps de réunions, entretiens, papiers, etc....) ?
- au niveau des frais de sécu : arrêts maladie, médicaments, hospitalisations,... ?
- au niveau des conséquences sur le terrain (augmentation du chômage, de la population précarisée, donc exclue, dont une partie va se criminaliser), etc. ?
- etc.

Avec ces chiffres, on pourrait y voir plus clair. Et pour ce qui est de la gestion du pays, nous sommes quand même concernés par l'utilisation qui est faite de notre argent, et par les résultats obtenus par les sociétés que NOUS employons, parce que nos sommes les payeurs au bout du compte.

Les organismes en question sont, vis à vis de nous, dans une position similaire à celle d'un employé par rapport à son employeur. Or quel employeur accepterait qu'un employé dépense l'argent de l'entreprise sans le consulter à ce sujet à l'avance, mettrait celle-ci en danger et en refuserait de lui rendre des comptes sur ses résultats réels en les dissimulant sous des statistiques non conformes à la réalité ? Je ne pense pas qu'un tel employé ferait long feu dans la boite.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
le-fieu
2 étoiles
2 étoiles
avatar

Nombre de messages : 272
Date d'inscription : 10/11/2007

MessageSujet: suicide en gendarmerie   Jeu 1 Oct 2009 - 8:37

bonjour KC

Rine n'est fait pour les suicides chez nous et rien ne va.

La preuve, regardes les infos ce matin que voit on, deux généraux expliquer l'enquête de la joggeuse !!! du jamais vu ....

Jamais je n'ai vu autant d'officiers sur une enquête, ha il est vrai que celle-ci est très médiatisée, sinon ils ne seraient pas là ....

Il est plus facile pour eux d'apparaitre sur une enquête comme celle-ci que d'expliquer les suicides chez nous ???


no coment

le fieu
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: SUICIDES ? PARLONS- EN !   

Revenir en haut Aller en bas
 
SUICIDES ? PARLONS- EN !
Revenir en haut 
Page 6 sur 13Aller à la page : Précédent  1, 2, 3 ... 5, 6, 7 ... 11, 12, 13  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Gendarmes Et Citoyens :: Gendarmes Et Citoyens : le Forum PRINCIPAL-
Sauter vers: